Début 2010, le marché du distributeur de lait cru retrouve son dynamisme. Face à l'extrême volatilité des cours, certains des projets gelés en 2009 se concrétisent. Rapidement, le cap des 100 machines installées en France est atteint.


Fin 2010, il est courant de retrouver sur Internet des distributeurs de lait cru à vendre d'occasion.

(Par contre, on y cherchera vainement un distributeur de fruits et légumes de seconde main : leurs propriétaires ne songent pas un instant à arrêter.)

Que s'est-il passé ?

C'est simple : la rentabilité n'est pas toujours au rendez-vous et certains préfèrent limiter les dégâts. Sur 100 distributeurs de lait installés, 5 ou 6 vendent plus de 100 litres par jour en moyenne mais la grande majorité vendent 50 litres ou moins. Avec des distributeurs à plus de 40 000 € H.T., sans compter les frais annexes, il faut souvent travailler près de deux heures de plus chaque jour pour espérer amortir la machine en 5 ans, à condition de vendre 70 ou 80 litres par jour. Et quand on sait toutes les pièces d'usure qui se trouvent dans ces machines....


Faut-il donc renoncer à vendre son lait cru en distributeur ?

Non, il faut améliorer le concept et trouver une solution plus rentable : vendre son lait embouteillé ou en berlingot, dans un distributeur dédié.


Pendant ce temps, les distributeurs à casier conquièrent leur marché. A la fin de l'année, c'est plus d'une vingtaine de machines qui permettent la vente de fruits et légumes, du Lyonnais à la Vendée. La dynamique est totalement différente : le produit n'est pas le même. Dans la plupart des cas, la machine se trouve payée en moins d'une année d'exploitation. Et comme les premières installations qui datent de plus de seize ans fonctionnent encore, la preuve est faite : il s'agit là d'un investissement extrêmement rentable.